22 janv. 2026

Avant de déployer l'IA, savez-vous qui vous servez ?

Vivianne Gravel

Pourquoi l'identité numérique précède l'IA — pas l'inverse

Agents conversationnels, recommandations automatisées, assistants intelligents : l'IA s'impose comme un nouvel intermédiaire entre les organisations et leurs usagers.

Mais à mesure que l'IA passe de l'assistance à l'action, une question stratégique reste trop souvent sans réponse — parfois jusqu'à l'incident : sait-on réellement qui l'IA sert, et avec quels droits ?

Le vrai basculement n'est pas technologique. Il est relationnel.

Pendant des années, la relation avec les usagers a été structurée autour d'un site web comme point d'entrée principal, de parcours fragmentés, de canaux indépendants et d'identités multiples, souvent partielles. Ce modèle fonctionnait tant que l'usager faisait l'effort de venir chercher l'information, de naviguer, de comprendre et d'agir.

Ce n'est plus le cas.

Les parcours passent désormais par des notifications, des applications mobiles, des cartes numériques, des agents IA et des recommandations contextuelles. Dans ce nouveau contexte, l'IA ne se contente plus de répondre — elle oriente, recommande et peut même déclencher des actions.

Quand l'IA devient intermédiaire, la relation change de nature.

Quand l'IA agit, l'identité devient critique

Un modèle d'IA, même très performant, ne sait pas naturellement qui est l'usager, à quels services il a droit, quelles données peuvent être utilisées, ni quelles actions sont autorisées.

L'une des promesses majeures de l'IA est l'hyperpersonnalisation : des recommandations, des services et des interactions adaptés à chaque usager, en temps réel. Mais cette promesse a une condition préalable souvent ignorée — savoir précisément qui est l'usager. Sans identité numérique fiable, l'hyperpersonnalisation devient une personnalisation aléatoire, voire intrusive. Et plus la personnalisation est fine, plus l'erreur est visible et dommageable.

Sans identité numérique claire, unifiée et gouvernée, l'IA opère sans cadre relationnel solide. Les risques deviennent alors bien réels : réponses mal contextualisées, accès non autorisés, décisions inexplicables, perte de confiance — et au bout, une exposition juridique et réputationnelle que personne n'avait anticipée.

Selon Gartner, les organisations qui mettent en place des plateformes de gouvernance IA complètes connaîtront 40 % moins d'incidents éthiques liés à l'IA d'ici 2028. Pourtant, moins d'un quart des dirigeants IT se disent très confiants dans leur capacité à gérer la gouvernance lors du déploiement d'outils d'IA générative.

Une IA sans identité fiable n'est pas neutre. Elle devient un facteur de risque systémique.

L'identité numérique n'est plus un simple identifiant

À l'ère de l'IA et des grands modèles de langage, l'identité numérique ne se limite plus à un login ou à une authentification. Elle devient un cadre de permission, un socle de reconnaissance, un filtre de confiance et une condition d'action responsable.

Elle permet de reconnaître l'usager de façon cohérente, d'appliquer les bons rôles et droits, de respecter les consentements, de limiter l'exposition des données et de rendre l'IA réellement actionnable.

C'est la différence entre un simple chatbot et un agent intelligent digne de confiance.

De l'identifiant transactionnel à la clé relationnelle

Qu'il s'agisse d'une carte citoyenne, d'une carte membre ou d'une carte de fidélité, l'identifiant numérique a longtemps été pensé comme un outil transactionnel : accumuler des points, offrir des rabais, identifier un usager de façon minimale.

Ce modèle montre aujourd'hui ses limites. Ce que les usagers recherchent désormais, c'est de la reconnaissance, de la pertinence et une relation continue et cohérente.

C'est d'ailleurs l'un des constats majeurs du NRF 2026 : les programmes de fidélité traditionnels s'essoufflent. Accumuler des points ne crée plus d'attachement. Les marques qui réussissent transforment leur carte de fidélité en une clé qui déverrouille une expérience enrichie — pas un canal promotionnel de plus.

Lorsqu'elle est unifiée, sécurisée et gouvernée, l'identité numérique permet à cet identifiant d'évoluer vers une clé relationnelle universelle — une clé qui reconnaît l'usager à travers tous les points de contact, respecte ses droits et ses consentements, et permet une relation durable, au-delà de la transaction.

À l'ère de l'IA, l'identifiant n'est plus un programme. Il devient une clé relationnelle.

Ce que l'on observe sur le terrain

Que l'on parle de villes, de réseaux commerciaux, d'associations ou d'organisations complexes, les signaux convergent. Les organisations qui avancent le plus vite partagent une même compréhension : avant de déployer l'IA, il faut structurer la relation. Et la relation commence par l'identité.

Dans plusieurs déploiements récents — auprès de villes de plus de 100 000 citoyens et de réseaux de commerçants — nous avons constaté le même schéma : les organisations qui avaient structuré leur identité numérique en amont ont pu déployer des agents IA en quelques semaines. Les autres, qui ont commencé par mettre un agent conversationnel sur leur site web, doivent aujourd'hui reculer pour poser les fondations — parfois après un incident de confiance.

Le site web reste important, mais il n'est plus — et n'a peut-être jamais été — une source de vérité unique. Dans la réalité, les contenus se contredisent, les systèmes métiers évoluent en parallèle, et l'agent IA ne peut pas faire la différence seul. La vraie source de vérité n'est pas un canal : c'est un cadre de gouvernance qui réconcilie les données, détecte les incohérences, et sait faire appel à un humain quand la confiance dans l'information l'exige.

La relation se maintient désormais par la reconnaissance, la continuité et la confiance.

L'identité numérique comme nouveau socle de confiance

À mesure que l'IA s'impose dans les interactions quotidiennes, les organisations seront de plus en plus jugées non pas sur la présence de l'IA, mais sur la confiance qu'elle inspire.

Cette confiance repose sur une identité numérique claire, une gouvernance responsable des données, des règles explicites et une relation assumée avec les usagers.

L'identité numérique devient ainsi le socle de toute stratégie IA durable, responsable et créatrice de valeur.

B-CITI publiera prochainement un white paper approfondissant ces enjeux.

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